PAP, PPS, PAI, PPRE : quel dispositif pour un enfant dys ?
Un doute ? Un bilan répond à vos questions en 1 heure.
Sans liste d'attente • Depuis chez vous • Compte-rendu valable MDPH et PAP
Prendre rendez-vousPAP, PPS, PAI, PPRE : lequel pour mon enfant dys ?
L'essentiel en 30 secondes
- Pour un trouble des apprentissages comme un trouble dys, le dispositif le plus souvent concerné est le PAP, qui ne passe pas par la MDPH.
- Le PPS suppose une reconnaissance de handicap par la MDPH (décision de la CDAPH).
- Le PPRE est un soutien pédagogique de courte durée, mis en place par l'enseignant.
- Le PAI concerne les troubles de santé durables (allergie, maladie chronique).
- Un préalable : un bilan spécialisé aide à constituer le dossier.
Quelle différence entre PAP, PPS, PAI et PPRE ?
|
|
PPRE |
PAI |
PAP |
PPS |
|
Pour qui |
Élève qui risque de ne pas maîtriser les acquis de base |
Élève avec un trouble de santé durable |
Élève avec des difficultés durables liées à un trouble des apprentissages (dys, TDAH) |
Élève reconnu handicapé par la MDPH |
|
MDPH |
Non |
Non requis |
Non |
Oui, décision de la CDAPH |
|
Durée |
Courte, objectifs ciblés |
Durée de la pathologie |
Toute la scolarité |
Évalué chaque année, révisé à chaque changement de cycle ou d'orientation |
|
Exemples |
Soutien pédagogique ciblé |
Adaptations de la vie en collectivité, traitements, régimes |
Polycopiés, allègement du travail, aménagement des contrôles |
Orientation, matériel, accompagnement humain, aménagement de la scolarité |
Le PAP ne passe pas par la MDPH. Il concerne les élèves de l'école, du collège et du lycée qui ont un trouble des apprentissages durable (dys ou TDAH) gênant leur scolarité, sans handicap reconnu. La demande vient de la famille, ou du conseil des maîtres ou du conseil de classe avec l'accord des parents. L'école ou l'établissement établit un avis qui fait le point sur les aménagements déjà mis en place, puis le dossier est transmis au médecin scolaire. Une fois la demande validée, le PAP est rédigé par le directeur d'école ou le chef d'établissement avec l'équipe éducative, la famille et, s'il y en a, les professionnels qui suivent l'enfant. Il peut prévoir du temps supplémentaire, l'usage d'un ordinateur, des textes adaptés ou agrandis, des aides visuelles, une place choisie en classe, ou un soutien extérieur pendant le temps scolaire, comme l'orthophoniste. Il est révisé chaque année et suit l'enfant tout au long de sa scolarité.
Un bilan orthophonique peut servir de pièce justificative. Voir Bilan orthophonique enfant.
Comment demander un PPS ?
Les parents déposent la demande avec le formulaire Cerfa 15692*01. Pour une première demande, l'interlocuteur est le directeur de l'établissement ; pour un renouvellement, c'est l'enseignant référent. Pièces requises : le GEVA-sco si l'enfant est déjà scolarisé et un certificat médical de moins d'un an. Voir Dossier MDPH avec un bilan orthophonique.
Le pôle d'appui à la scolarité
Le pôle d'appui à la scolarité (PAS) n'est pas reconnu par la MDPH. Il apporte une réponse de premier niveau, dans des délais courts, sans attendre une reconnaissance de handicap. Parents, professeurs, directeur ou chef d'établissement peuvent le solliciter ; sa généralisation est prévue jusqu'à la rentrée 2027.
Quel dispositif pour quelle situation ?
Les quatre sigles répondent à des situations différentes, et on peut passer de l'un à l'autre.
- Votre enfant a des difficultés passagères, par exemple un début de CP difficile : l'enseignant peut proposer un PPRE, un soutien ciblé de courte durée. La HAS le mentionne pour les simples retards.
- Votre enfant a un trouble de santé durable, comme une allergie ou une maladie chronique : le PAI organise les adaptations de la vie en collectivité, les traitements ou les régimes.
- Votre enfant a un trouble dys installé, qui nécessite des adaptations durables mais pas de reconnaissance de handicap : le PAP est le dispositif le plus souvent concerné. Il couvre par exemple les polycopiés, l'allègement du travail et l'aménagement des contrôles.
- Les difficultés sont plus importantes et justifient une reconnaissance de handicap : le PPS, décidé par la CDAPH, peut prévoir une orientation, du matériel, un accompagnement humain ou un aménagement de la scolarité.
Le choix ne se fait pas seul : l'équipe éducative, le médecin et la famille en discutent.
Les étapes avant de demander un PAP
Le guide de la HAS destiné aux enseignants décrit un enchaînement utile. L'enseignant observe les difficultés, met en place un enseignement différencié et en suit les effets. Si les difficultés persistent après 3 à 4 mois, ou si elles sont importantes dès le début ou retentissent sur la vie de l'enfant, une évaluation médicale est nécessaire. La famille informe le médecin habituel de la difficulté scolaire, et les bilans sont prescrits.
Les adaptations sont ensuite nécessaires, quels que soient les soins prescrits. Elles peuvent être demandées par les parents ou mises en place à l'initiative de l'enseignant. Elles sont formalisées dans un PAP, mis en place par le chef d'établissement après avis du médecin de l'école ou du médecin traitant, ou dans un PPS après reconnaissance du handicap par la MDPH.
Pour constituer le dossier, rassemblez les bilans, les comptes rendus des professionnels de santé et les observations de l'école.
Quelles adaptations le PAP ou le PPS peuvent-ils prévoir ?
L'Inserm cite pour les troubles dys la lecture orale des consignes, les photocopies de cours, l'ordinateur et le temps supplémentaire, possibles jusqu'au bac selon l'évolution. Mon Parcours Handicap mentionne, pour le PAP, des polycopiés, un allègement du travail et l'aménagement des contrôles. Le contenu est personnalisé : il dépend du trouble, de l'âge, de la matière et de ce qui aide réellement l'enfant. Il est utile de demander, lors de la réunion, comment chaque adaptation sera mise en œuvre en classe et lors des évaluations.
Qui suit le dossier, et comment le faire vivre ?
Un PPS est évalué chaque année et révisé à chaque changement de cycle ou d'orientation, ou à la demande de la famille. Le PAP est prévu pour toute la scolarité. Dans tous les cas, gardez une copie du dispositif et rappelez-le à chaque nouvel enseignant, surtout lors d'un changement d'établissement.
Foire aux questions
Un PAP peut-il remplacer un PPS ? Ce sont deux dispositifs différents : le PAP n'exige pas la MDPH ; le PPS est une décision de la CDAPH. Le PAP s'envisage quand le PPRE ou le PAI ne suffisent pas, sans reconnaissance MDPH.
Combien de temps dure un PPS ? Il est évalué chaque année et révisé à chaque changement de cycle ou d'orientation, ou à la demande de la famille.
Le PAP suit-il l'enfant au collège ? Il est prévu pour toute la scolarité.
Quelle différence entre PPRE et PAP ? Le PPRE est un soutien pédagogique ciblé de courte durée, élaboré par l'enseignant ; le PAP répond à des difficultés durables liées à un trouble des apprentissages, pour toute la scolarité (Mon Parcours Handicap).
Le PAI concerne-t-il les troubles dys ? Non, le PAI concerne les troubles de santé durables, comme une allergie ou une maladie chronique.
Qui décide d'un PPS ? La CDAPH, à partir du plan de compensation établi par l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH.
Quel formulaire pour un PPS ? Le Cerfa 15692*01, déposé auprès du directeur de l'établissement pour une première demande et de l'enseignant référent pour un renouvellement.
Sources et recommandations officielles
- Mon Parcours Handicap, PPRE, PAI, PAP, PPS : en quoi consistent les différentes possibilités d'appui à la scolarisation (publié le 29/09/2021, mis à jour le 06/05/2026).
- Onisep, Troubles des apprentissages : le PAP (publié le 30 avril 2026), https://www.onisep.fr/inclusion-et-handicap/les-parcours-de-scolarite/les-projets-de-scolarisation-du-college-jusqu-au-superieur/troubles-des-apprentissages-le-pap-plan-d-accompagnement-personnalise/







